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Description de l'album : Miséricorde
L'ambiance générale de l'album est un son hip hop aux bits assez durs, complètement enrobés par le grain si particulier de sa voix. Sa voix est l'élément de départ car l'introduction se limite à un a capella sur son enfance, la Seine-Saint-Denis... Wallen met un point d'honneur à parler des origines de ses parents dont elle est est le fruit : son parcours a été nourri de ces origines. Outre Entre les blocs de ciment, d'autres titres ont pour ambition de décrire la lutte et le combat pour se réaliser. Elle, Fille de berger, se remémore ses origines et voit "la réussite des autres" face à "ses propres défaites". Dans Dîtes au désespoir, elle ne veut pas répondre présente aux tentations du désespoir, il faut aller de l'avant et Apprendre à espérer "quand la misère fait partie de ton état civil".
Wallen se présente comme une battante et dans Ciao Pantin, elle se libère "J'ai coupé les ficelles qui me retienne à celle que je ne suis pas /Je me libère des liens qui m'ont fait jouer un rôle que je ne suis pas". Mais Wallen s'amuse aussi avec des titres comme Yamahagonie et la relation qu'elle a avec son séquenceur ou Leur arrogance où elle nous dépeint le tableau des jeunes filles qui veulent "devenir ghetto star, rock star" en ayant "le coffre sans la classe des divas".
L'album se termine par le titre de l'album Miséricorde où elle décrit la souffrance d'une mère ayant son fils à Guantanamo et demande miséricorde. Ce nouvel album de Wallen pourrait se résumer en un mot : ambitieux ! Ses influences hip hop l'entraînent vers un son très riche pour accompagner des textes forts où chaque mot est pesé et son travail d'écriture qui est son premier moteur est là pour nous faire passer un message fort.
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