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| Nessbeal | ITW Hocus Pocus | Sinik/Soprano | Pit Baccardi | Alpha 5.20 | Mac Tyer |
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| L’ANALYSE DES DONNEES DISCUSSION : TEXTE 5 ET 6 : FABE : « ON M’A DIT » ET « EVIDENCE » Fabe qualifie le système d’oppressant ; il perçoit la politique comme une dictature où le « chacun pour soi » est de mise lors de l’élaboration de plans politiques. Il attend toujours des politiciens, des paroles qui feront qu’il aille voter. Fabe dénonce le comportement délinquant de certains jeunes qui confirment les discours de partis d’extrême droite et poussent les gens à voter pour eux. Il critique les mots d’ordre d’« égalité pour tous » et de « même loi pour tous », ainsi il explique que si tous ont les mêmes chances, tous n’ont pas les mêmes droits de se tromper. Pour lui, il n’y a pas la même chance pour tous donc pas la même haine pour tous. En ce qui concerne la justice, Fabe explique qu’il ne peut pas y avoir de « même égalité pour tous », car de toute manière il n’y pas les mêmes avocats pour tous, et donc pas la même justice pour tous. Il dénonce un système qui nie la double peine, les erreurs judiciaires ou l’existence d’une justice à double vitesse. Il pensait que la police avait pour rôle de protéger les concitoyens, mais, selon lui, la police « sèmerait la haine », arrêterait les jeunes pour un rien, ce qui a le don de les énerver. Pour Fabe, la répression c’est « pense comme eux ou t’as le front ouvert ». D’autre part, il dénonce ceux qui nient les « bavures policières » et « délits de faciès ». Il parle d’inégalités déjà ressenties à l’école, « pour un travail, faut cartonner à l’école… mais l’école nous fout sur la paille…nous prépare à l’échec». Et pour le système : « l’éducation de seconde zone, « ça n’existe pas » ». « Personne ne se souciait de sa vie en dehors des cours », Fabe parle de « mal-être », « de vide » ressenti, ce que l’école n’a pas compris en statuant sur son cas au conseil de classe. Il se voit comme un « nez cassé dans une sculpture égyptienne » ou une « caricature erronée ». Il se sent rejeté, se sent le « bouc émissaire » avec comme cliché qu’il se traîne ; « délinquant qui ramène sa haine », Fabe nuance alors : « sa haine ou sa peine ? ». Fabe témoigne de sa vie dans la rue et la banlieue, il « ne voulait pas connaître cette merde » qu’est la rue, remplie de talents gâchés. Les voitures brûlées dans les banlieues sont, pour lui, l’expression de ces vies gâchées. Fabe parle enfin de la drogue qui, d’un côté fait partie du business de la rue et qui de l’autre côté est procurée pour soigner une jeunesse ou plutôt « chaque moyen pour se foutre en l’air, ils nous les donnent ». Le noyau central de la représentation sociale serait l’inégalité des chances et l’injustice d’un système qui se dit démocratique. Fabe en serait régulièrement témoin, déjà à l’école mais aussi dans sa vie en banlieue. (clichés, talents gâchés, vie dans la rue, drogue sont les éléments périphériques de la représentation sociale qu’il a du système). DISCUSSION : TEXTE 7 : LA RUMEUR : « LE SILENCE DE MA RUE » Le groupe « la rumeur » se sent incompatible avec les lois, les règlements et les décrets politiques. La police leur est hostile avec leurs « contrôles musclés », elle les voudrait « morts ou entièrement dociles ». Ce qui caractériserait la police : « un pour tous, tous pourris ». Le business de la rue apporte soit « des bénéfices », soit un passage en justice avec un travail d’intérêt général ou la prison pour quelques années. Le groupe est un pur produit de la banlieue, ils sont « fous de rage » et doivent évacuer cette haine par l’écriture. Il raconte la vie en banlieue, « ville-dortoirs cœur du litige » où le chômage est omniprésent. « Il se soigne…à l’herbe pure ». Dans la rue, la drogue et l’alcool sont aussi tout le temps présents, difficile d’y résister, « faut croire que le poison se plait dans nos quartiers ». Le noyau central de la représentation sociale du système serait un système étranger et hostile à eux. La vie difficile, pour ne pas dire misérable, qui englobe, la rue, la banlieue, la drogue et l’alcool sont les éléments périphériques de la représentation sociale. Le groupe ne parle pas de stéréotypes se qui rend notre hypothèse nulle. En ce qui concerne la drogue, on se rend compte qu’elle est abordée différemment dans les textes étudiés : 1) différentes drogues : - drogues douces - drogues dures - alcool - médicaments 2) différentes fonctions : - sert au business, à gagner de l’argent facilement - à oublier les problèmes - est donné comme soin par le système « pour se foutre en l’air » (méthadone) - fait partie intégrante des rues des quartiers et difficilement évitable
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