Paroles Victoria
Dans un village près de Salta dans lequel je vivais avantCela fait maintenant plus de 10 ans qu'avec papa et maman mes frères et mes soeurs ont a quitté nos champsOn est venu s'entassé dans une de ces cabanes à l'entrée de la villeC'est papa qui la construite mais elle est pas finieJe n'ai que des vagues souvenirs du villageMaman pleure quand elle m'en parle car elle n'aime pas la vie iciDes étrangers ont brulé nos maisons pour nous voler nos terresPapa s'énerve moi j'comprends pas il parle d'agroalimentaireIl dit que, les politiques sont des prédateurs qui sèment la peur et qui ont un estomac à la place du coeurIci pas de travail, aucune prière ne s'exauceAprès les cours avec ma soeur ont vends des bracelets 2 pesosMais malgré tous ses efforts, demeurent ses jours sans repasLa nuit maman pleure, la nuit maman ne dors pas[Refrain Espagnol]Mon voisin m'a dit : '' Pendant la dictature s'était plus dur ''Alors j'vais pas me plaindre même si ici y'a pas de futurMoi j'aime bien les études, on m'a dit '' s'est bien mais inutile ''Ici beaucoup ont arreté avant même de savoir écrireDans mon jardin secret j'cultive le rêve d'être medecinSoigner tous ses enfants malades qui ne mangent pas à leur faimJ'comprends pas, dans la ville j'vois bien tous ses petits faire la manche devant le mépris des ceux qu'on appelle '' les gens biens ''J'minterroge, ne voient-ils pas la misère? Ils nous écrase pour benir l'homme venant de l'autre hémisphèrePapa dit, qu'on est traité comme des chiens Dieu merci j'ai ma famille plus loin y'a des orphelins qui vivent dans les déchargesDes fois je pleure en cachette, mais pas lontemps car je pense à mes aînés qui ont connus le chant des mitraillettesEt puis grand-mère disait toujours '' La vie s'est l'espoir, si t'en a plus t'es comme mort et vivre relève de l'exploit ''[Refrain Espagnol]Papa est à bout, il a frôler la folie quand un matin il a appris que la banque lui avait volé ses économiesImpuissant tout le monde était affolé il n'était pas le seul, c'est la nation entière qui s'était fait volerDepuis ce jour, avec beaucoup de gens de la ville, il bloque les routes pour bloquer l'économie du paysC'est leur façon de se faire entendre mais moi j'ai peur quand il s'en va, y'en a qui revienne pas la police est violenteIls les appelle Piqueteros et les journaux sont des menteurs ils disent que s'est des bandits après y'a des gens qui ont peurPapa dit : '' Ils peuvent tuer des hommes mais ils ne tuerons pas la mémoire, les mères des disparus chantent toujours contre l'oubli '' On vit le fruit d'une démocratie raté dans un pays si riche, plein enfants ont dans le ventre qu'une tasse de matéParcequ'on est dirigé par la mafia du crimeMoi j'comprends pas et quand j'demande pourquoi on m'réponds toujours : " Parcequ'on est en Argentine ! "