Parole Au carrefour de la douleur
Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répèteParce que là bas l'espoir a pris perpèt'Condamnés à survivre entre la vie et la mortOn n'compte plus sur personne comme on n'compte plus les corpsOn manque de tout, on enlève tout à ceux qui n'ont rienBeaucoup meurent sur le coup, les autres meurent de faimOubliés d'un monde, où le Darfour n'est qu'une ombreOù l'Afrique a trouvé sa tombePlongés dans l'horreur des massacresEt aux 20H, seulement quelques secondes qu'on leur consacreOn préfère voir les JO que de voir le sang giséLes médias se foutent de tout un peuple exterminéUn chef d'état ? Nan, un chef de coup d'étatEt pour le Tchad c'est le même combatIls ont envoyé l'armée soudanaisePour que la région du Darfout meurt sous les braisesDes villages pillés, saccagés par les JanjawidsDes hommes tués, parfois brûlés vifsFemmes torturées, enfants violésL'ONU n'les condamne pas pour crimes contre l'humanitéAu carrefour de la douleur se trouve la DarfourUn peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourdLe compte à rebours est lancéDes centaines de morts par jour...Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répèteParce que là bas l'espoir a pris perpèt'Bourreaux et victimes ont pourtant le même DieuAux yeux du monde leurs cris et les crimes restent silencieuxEt chaque mois qui passe, c'est 10 000 morts de plusSoutenu par la Chine, ravitaillé par les russesLes gouvernements font du commerce avec ces assassinsDes néos collabos et tout une région s'éteintOpposés à l'embargo pour du pétrole et des armesIls envoient leurs diables à cheval et personne ne sonne l'alarmeNon assistance à tout un peuple en danger4 années de massacres, 2 millions de réfugiésEt des camps plantés au milieu de nulle partOn parle, on en reparle mais il est p'tete trop tardC'est l'état d'urgence, ils boycottent les aides humanitairesIls les laissent se faire tuer dans cette jungle sanguinaireAu carrefour de la douleur se trouve la DarfourUn peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourdLe compte à rebours est lancéDes centaines de morts par jour...J'voudrais être fière de mon pays, qu'il brise le silencePour ne pas être complice d'un autre génocideQue tous ce spays riches qui nagent dans l'indifférenceSe liguent contre un gouvernement coupable d'homicidesLe Rwanda n'a donc pas servi d'exempleOu est ce devoir d'humanité dont l'occident se croit exemptDes exodes forcés et l'assassinat d'un peupleDes crimes organisés, l'atrocité de tous ces meurtresDu sang sur un fleuve qui suit son coursEt du sang sur les mains de tous ceux qui restent sourdsIls ferment les yeux donc les miens sont remplis d'larmesJ'accuse le silence du monde et je les condamnePourquoi est ce toujours ce continent qui saigne ?Pourquoi divisent ils encore lorsqu'ils règnent ?Pourquoi toujours ce même requiem ?Mais pourquoi ?Dis moi pourquoi ?Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répèteParce que là bas l'espoir a pris perpèt'Au carrefour de la douleur se trouve la DarfourUn peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourdLe compte à rebours est lancéDes centaines de morts par jour...