Paroles Arretez-les
Allez-leur dire de notre part que personne ne nous arrêteQue notre musique est un rempart sur lequel se brisent toutes les tempêtesVoici l’alliance originelle et rare du silence et du poèteQui donne naissance en ce soir à une essence secrèteDites leur aussi que personne ne peut stopper les éléments Que les phénomènes les plus troublants ne s’expliquent pas forcémentEt dites leur bien que rien n’est plus solide que le diamant Qu’on ne peut détruire ce qui agit consciemmentEst-ce qu’on arrête la vague qui vient s’écraser sur le sable Est-ce qu’on arrête l’orage qui éclate en rendant le ciel stableEst-ce qu’on empêche les nuages de faire le tour de la terre avec des câblesEst-ce qu’on empêche le feu tout simplement de faire des flammes ?RefrainDonc s’ils vous disent « arrêtez-les » répondez leur que personne ne nous arrêteMais s’ils insistent combattez-les faîtes leur comprendre que nos armées sont prêtesEt dîtes leur sans délai que des douleurs qu’ils ont fait naîtreBientôt s’écoulera le lait qui viendra nourrir nos révoltesAllez leur dire par-dessus tout que nous sommes une espèce peu docileQue pour s’échapper d’ici il nous suffira d’un battement de cilsNous ferons sauter les garde-fous et les murailles invisiblesEt nous resterons debout devant leurs valeurs risiblesAllez leur dire qu’on sait déjà ce qu’ils vont direQu’ils vous ont dit de nous qu’on avait dit qu’on préférait les voir mourirEt pas seulement de rire vu qu’on prépare le pireDe nos soupirs de nos silences pour voir s’écrouler leur empireEst-ce qu’on arrête les poètes quand ils vont se cacher pour écrireEst-ce qu’on empêche les tristes sorts de faire de nous de tristes sirsEst-ce qu’on empêche les planètes de naître d’émettre puis de mourir sans un criEst-ce qu’on arrête l’élève quand il dépasse le maître dans tout ce qu’il écrit ?RefrainAllez leur dire que nous sommes jeunes et que nous avons le temps d’attendreQu’au lieu de tendre l’autre joue nous aurons quelques coups à rendreS’ils souhaitaient qu’on s’endorme qu’on abandonne ou qu’on se pendeLa seule réponse qu’ils vont entendre c’est « casse-toi tu pues t’es pas de ma bande »Et dites leur bien que nous sommes nombreux à remuer dans l’ombreQue nos bombes étendront des couleurs sur les murs les plus sombresEt pour finir murmurez-leur que même les murailles les plus solides un jour s’effondrentQu’ils seront le seul phénix à ne pas renaître de ses cendresAllez leur dire de notre part que personne ne nous arrêteQue notre musique est un rempart sur lequel se brisent toutes les tempêtesVoici l’alliance originelle et rare du silence et du poèteAu fait, la fin du texte est muette ………………………………………………………………Crédit : Rouda / Les Editeurs du Soir