Paroles Enfance gachée
Petit, je sais que ton regard n’est que le reflet de ton mal êtrequ’à chaque fois qu’y a les shmits, t’es en alerteque quand ça sent la patate, que ça pue la maison d’arrêttu te dis juste "300 barres, c’est bon j’arrête"on n’oublie pas les galères, on vit avecquand moi je revenais du charbon, toi t’y allaisil faut j’te dise aussi, que chez nous se mettre à l’aiserime 3 fois sur 4 avec la calèchemais petit, aussi vrai qu’on a qu’un père, qu’on a qu’une mèrequ’on a qu’une bite, qu’on a qu’une viemême les murs vieillissent, même les taxes s’effacentl’école c’est naze mais avoir le bac c’est classepetit, sort de la merde et n’hésite pasce qui compte c’est pas la manière, c’est juste le résultatdis toi, si tu marches seul, on dira que t’as craquéque même le temps se fout de ta gueule car on ne peut le rattraperJe viens plaider pour la jeunesse à l’enfance gachéec’est plutôt triste, maintenant ils fument et boivent sans se cacherloin des clichés de la cité, notre agressivitén’est que le reflet de notre mal être faut que vous le sachiez..Je viens plaider pour la jeunesse à l’enfance gachéec’est plutôt triste, maintenant ils fument et boivent sans se cacherloin des clichés de la cité, notre agressivitén’est que le reflet de notre mal être faut que vous le sachiez..J’ai que ça à dire à ces gaminswééé, moi aussi j’voulais mon zbar dès le matinnooon, moi aussi j’me suis caché derrière une bouteille et un jointheureusement depuis le temps j’ai fais du cheminsi dans ma tête et mon corps c’était la merdesi tout était à refaire, je referai la mêmecar loin des yeux de ma mère, de ses pleurs et de ses crisce que j’étais a fait de moi ce que je suis...Petit, quand il a un insigne l’homme se la raconte, c’est bête mais c’est ainsiils aiment nous voir dans des cellules capitonnéesne va pas croire que les suicides soient juste des cas isoléspetit, le savoir est une arme mais ils refusent qu’on s’armepour être sur qu’on die ces bâtards nous condamnentles juges font tomber les peines comme des feuilles en automnet’oublie jamais que des merdes collantes dans ton rectummais, à 10ans t’as la gouache, à 20ans t’as la triqueà 30ans si t’as rien fais, direction l’hosto psychiatriquequand la rue te renie, tu rages sur un mollipfff, tu prends les nerfs faudra ti-par sur un bolidemais petit, nos vies sont toutes similairesdis toi que les pères d’aujourd’hui sont juste les bandits d’hiersur une bande de 10 potos, au final il n'en reste qu’unque tu peux enculer tout le monde ton seul rival c’est le destinJ’ai que ça à dire à ces gaminswééé, moi aussi j’voulais mon zbar dès le matinnooon, moi aussi j’me suis caché derrière une bouteille et un jointheureusement depuis le temps j’ai fais du cheminsi dans ma tête et mon corps c’était la merdesi tout était à refaire, je referai la mêmecar loin des yeux de ma mère, de ses pleurs et de ses crisce que j’étais a fait de moi ce que je suis...Je viens plaider pour la jeunesse à l’enfance gachéec’est plutôt triste, maintenant ils fument et boivent sans se cacherloin des clichés de la cité, notre agressivitén’est que le reflet de notre mal être faut que vous le sachiez..Je viens plaider pour la jeunesse à l’enfance gachéec’est plutôt triste, maintenant ils fument et boivent sans se cacherloin des clichés de la cité, notre agressivitén’est que le reflet de notre mal être faut que vous le sachiez..Remplie ta bourse je te l’annoncetout ceci, toute cette vie n’est qu’une course contre la montredans le mal pas de gagnant, que des perdantsl’argent ça se trouve pas, se gagne en se démerdantpetit, faut rester dans l’anonymatpas besoin de faire le beau, d’avoir les cheveux gominatu te trimbales tes barètes entre les couillespfff, ton téléphone est comme le mien, il est sur écoutepetit, je connais la rue de long en largedis toi que les cerveaux ne sont pas ceux qui vont en cagetu sais petit, les bonhommes te le dirontlà bas tes potes t’écriront les autres t’oublieronttriste constat, triste sièclepetit la vie c’est dure mais tu le sais pasles années, tout ce qui nous séparentpas là pour donner des conseils, moi je veux juste que tu t’y prépareJ’ai que ça à dire à ces gaminswééé, moi aussi j’voulais mon zbar dès le matinnooon, moi aussi j’me suis caché derrière une bouteille et un jointheureusement depuis le temps j’ai fais du cheminsi dans ma tête et mon corps c’était la merdesi tout était à refaire, je referai la mêmecar loin des yeux de ma mère, de ses pleurs et de ses crisce que j’étais a fait de moi ce que je suis...