L'algerino - Parole : Dehors Il fait froid

L'algerino

Une brise, un courant d’air d’incertitude, 
Qu’est ce que le sort nous réserve ? 
Des questions auxquelles 
Seul le temps peut répondre. 
Les jours pondent des situations donc, 
On improvise en attendant qu’la chance vienne à l’improviste. 
Mais y’a pas d’place pour la chance, ni l’hasard 
Les gens s’reposent sur l’aléatoire et échouent, faillite ou sous écrou 
Faillir en tant et pour tout, 
Tous, on repose sur un fil et si il craque, on tombe tous 
Comme sous une overdose de crack hélas ! 
Les bonnes choses n’ont plus d’goût, on s’lasse 
Entre frères, on s’clash et on s’cache. 
La réalité dure à assumer, on n’pense qu’à consommer de l’herbe, 
Nos cervelets consumés 
Conserve les tiens, bien au chaud, dehors il fait froid 
Il fait moins vingt degrés de haine Celsius 
Les selles s’usent, trop d’hommes s’pavanent et montent 
Sur leurs grands chevaux, bref la vanité fuse 
Y’a plus d’humilité, que d’humiliation 
On rabaisse son prochain, ce pourquoi je viens militer pas habilité, 
A parler d’futilité, trop d’subtilités à ne pas éviter, 
La vérité n’fait qu’irriter 
L’homme s’met un voile, un hymen de mensonge 
Couvre-toi, paraît, dehors il fait froid. 

REFRAIN 

Dehors il fait froid, on s’efforce de s’couvrir 
Mais on s’déshabille de regards froids, les pluies de haine 
Tombent de surcroît 
J’fais en sorte que l’espoir m’abrite 
Comme les calottes polaires, on fondra tous 
Nul n’est éternel, on succombera à l’effet d’serre 
Qu’engendre le mal sur cette terre, 
Dehors, il fait froid. J’ai froid, t’as froid. 
Conjugué à toutes les personnes. 
Ça donne l’atmosphère glaciale, exprimer dans notre facial. 


J’viens d’ouvrir les yeux, on dirait qu’j’viens d’naître 
Mieux vaut tard que jamais, j’suis une fleur en éclosion 
Tandis qu’les frères subissent l’érosion de la rue 
Les mômes s’érodent, les mômes rodent, rêvent de montagnes d’émeraudes. 
Mais sont confrontés à des incarcérations, là-bas, 
Il fait encore plus froid, 10 degrés de moins environ. 
Les mois sont longs, j’en ai froid dans l’dos à force d’en parler, 
les mois sont longs. 
Et les moissons peu fertiles. Il y pousse qu’d’la haine et des visages, glacés, 
Des visages criblés d’solitude 
Dévisageant l’amour, envisageant vengeance et vendetta danse avec le diable, 
Synonyme d’une chaleur dense. 
Il fait d’plus en froid, mon champ de vision rétrécit, 
J’suis dans une grotte 
Les stalactites, les stalagmites, me parlent réclament la paix, le pain, 
Mais récoltent la guerre enfin. 
J’m’efforce de rire, mais y’a trop d’comédies tristes des pierres tombales, 
Comme édifice, la haine, on tisse. 
La hantise de blesser mon prochain, nous rend ivre 
Qu’est ce que tu veux, on s’réchauffe comme on peut, 
Un feu de bois sur une banquise 
Les banquises, les bancs d’la rue 
Les feux d’bois, l’argent sur lequel on s’rue 
Pour lequel on s’tue. 
Et on sue dans une chaleur glaciale 
On a cru à l’or mais on s’est réveillé à l’aube.
 

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