Deux semaines après l’annonce de son arrestation, le rappeur DA Uzi, qui comparaissait détenu hier pour trafic de stupéfiants et détention d’armes, a été relaxé pour vices de procédure et remis en liberté par le tribunal correctionnel de Bobigny.

L’artiste de 28 ans avait été interpellé à la suite d’un contrôle d’identité devant son domicile de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) le 15 mai. Le rappeur  avait 5900 euros en numéraire sur lui, en billets de 50 euros. 

Une perquisition réalisée à son domicile avait permis de découvrir 3,8 kilos de résine de cannabis et 350 grammes d’herbe de cette même drogue, mais également une arme de poing de calibre 9 mm avec deux chargeurs garnis à une cartouche.

Placé en détention provisoire, DA Uzi, de son vrai nom Davy Ngoma Di Malonda, a finalement été relaxé des chefs de «transport, détention et acquisition de stupéfiants, acquisition et détention non autorisées d'armes de catégorie B».

Le tribunal a décidé de relaxer le prévenu, estimant que « le contrôle d’identité est illégal » étant donné qu’il ne peut reposer « exclusivement sur la base d’un renseignement ».

L'appel anonyme doit être corroboré par d'autres indices concordants, dans le cadre d'une enquête en flagrance, avait plaidé l'avocate du rappeur, Naïri Zadourian, suivie par le ministère public dans ses réquisitions.

«Les policiers ont monté une procédure avec un problème juridique. Ça ne veut pas dire qu'il faut recommencer vos bêtises !», a lancé la présidente du tribunal à l'intention du rappeur, déjà condamné en 2014 dans un dossier de stupéfiants.