Sous les yeux de sa femme et de ses quatre enfants, Adil Sefrioui  a été victime d'une agression raciste d'une rare violence avant d’être percuté de plein fouet par son agresseur au volant de sa voiture.

Les faits de cette affaire remontent au 21 avril dernier, lorsqu’une famille d’origine maghrébine résidant dans la commune du Dole (Est) avait publié sur les réseaux sociaux son agression et tentative de meurtre par un homme qui filmait sa maison et ses enfants. 

C’est l’épouse de l’homme  qui, depuis la cuisine, a, la première, repéré cet homme étrange qui, de l’autre côté de la rue Lombard, prenait des photographies de leur maison, alors que leurs 4 enfants, âgés de 7 à 12 ans, jouaient sur la terrasse. Adil, qui ne travaille pas ce jour-là, sort, constate et fait le tour du pâté de maison pour rejoindre l’individu et lui demander à voir les images prises, intrigué.  Dans la vidéo,  on voit un  vieil homme traiter à plusieurs reprises Adil Sefrioui, père de famille de 42 ans, de « bicot » avant de lui lancer : « tu passes sous le capot ».  Après les insultes racistes et les menaces physiques, un violent coup au ventre infligé est infligé au père de famille à l’aide d’une clé en croix. Le septuagénaire  fait mine de partir en voiture, avant de revenir et de monter sur le trottoir pour faucher sa victime, détruisant la clôture de la maison, sous les cris horrifiés de son épouse.  Adil Sefrioui   a été sérieusement blessé : fracture au nez et au doigt, douleurs de tous côtés, minerve autour du cou, l’homme a eu 30 jours d’arrêt de travail.

Mais ce qui a provoqué  la consternation c’est que malgré l’appel à la police et la vidéo ainsi que le dépôt de plainte immédiat, l’agresseur n’a pas été arrêté. Il a fallu attendre plus d’une semaine avant que  la police place en garde à vue l’agresseur présumé. Après 48 heures de détention, le septuagénaire a été libéré et sera donc jugé le 28 mai prochain.