Pendant près de 24 heures, Dadju s’est livré à cœur ouvert face au Prince sur sa vie personnelle, sa carrière, son rapport à l’argent et les projets qu’il souhaite construire pour l’avenir. Entre Dubaï, sa famille, son frère Gims, la musique, le Congo et ses investissements, le chanteur revient sur plusieurs sujets qui permettent de mieux comprendre la nouvelle direction qu’il souhaite donner à sa vie.
L’un des principaux moteurs de Dadju aujourd’hui reste sa famille. L’artiste insiste particulièrement sur l’éducation de ses enfants et sur l’environnement dans lequel il souhaite les voir grandir. Installé à Dubaï, il évoque notamment les possibilités offertes par les écoles des Émirats et explique réfléchir à leur avenir bien au-delà de sa carrière musicale. Pour lui, transmettre ne signifie pas uniquement laisser des droits sur des chansons : il veut construire un véritable patrimoine et offrir à ses enfants des bases solides.
Cette volonté explique en partie son investissement dans les affaires. À Dubaï, Dadju possède notamment Paddle One, un complexe de padel composé de six terrains, d’un espace bien-être, de bains chauds et froids, de Pilates et d’un restaurant. Le projet, développé à partir d’un ancien hangar, a nécessité plusieurs millions d’euros d’investissement. Il souhaite désormais aller plus loin et cherche notamment à développer de nouveaux projets, dont un concept similaire en France.
Le chanteur évoque également un autre projet ambitieux autour des stades en France. Une manière pour lui de sortir du seul cadre musical et de mettre son image, son réseau et ses moyens au service de projets structurants.
Son rapport à l’argent est également abordé sans détour. Dadju explique qu’il ne communique jamais le montant exact de sa fortune, même à ses proches, considérant cette information comme particulièrement intime. Il révèle en revanche avoir prêté d’importantes sommes d’argent à plusieurs personnes et estime qu’environ 600 000 euros lui seraient encore dus.
Avec Gims, la relation est différente. Dadju explique que son frère ne lui doit rien et qu’ils fonctionnent sur une confiance réciproque. Il revient aussi sur une période où il était constamment présenté comme « le frère de Gims ». Une étiquette qui l’a accompagné au début de sa carrière, avant qu’il ne construise progressivement sa propre identité artistique. Aujourd’hui, il revendique à la fois son admiration pour son frère et le chemin qu’il a parcouru personnellement.
Dadju revient aussi sur l’évolution de l’industrie musicale et porte un regard très critique sur TikTok, qu’il accuse d’avoir profondément transformé, voire « niqué », la musique. Selon lui, les réseaux sociaux ont modifié la manière dont les morceaux sont pensés et consommés, avec une importance croissante accordée aux extraits capables de fonctionner rapidement sur les plateformes.
L’artiste n’oublie pas pour autant ses racines. Il évoque ses actions et ses dons en faveur de femmes au Congo ainsi que sa volonté de développer des projets sur le continent africain. Son ambition est de pouvoir utiliser son nom et son réseau pour participer à des initiatives concrètes, tout en développant ses propres activités.
Enfin, Dadju revient sur plusieurs moments marquants de sa carrière, notamment sa collaboration avec Chris Brown, née pendant le Covid, et sa polémique autour de Michael Jackson. Il assure n’avoir jamais remis en cause la popularité du King of Pop et affirme aujourd’hui le considérer comme « le meilleur artiste de tous les temps ».
Entre musique, famille, investissements et projets au Congo comme en France, Dadju semble désormais vouloir construire bien plus qu’une carrière : un héritage capable de lui survivre.