LinLin veut bousculer le rap français avec son album DISCO INFERNO

LinLin veut bousculer le rap français avec son album DISCO INFERNO

Par Rayane Rebibane - 23 sept. 2026

LinLin veut bousculer le rap français avec son album DISCO INFERNO

Et si le rap français avait besoin de sortir de ses propres frontières ? Avec DISCO INFERNO, son premier album sorti le 29 mai sur son label Punk Records, LinLin défend une vision sans compromis de la musique. Rap, house, pop, punk, synthpop ou encore sonorités électroniques : la rappeuse du Val-de-Marne refuse de choisir et transforme son éclectisme en véritable identité artistique.

Trois mois après la sortie du projet, LinLin mesure déjà le chemin parcouru. Elle reconnaît ne pas s’attendre à un accueil aussi positif. Avec son producteur et acolyte Mob, l’objectif était avant tout de créer la musique qu’ils auraient eux-mêmes aimé écouter. Un pari risqué, puisque l’album s’éloigne volontairement des codes auxquels le public français est habitué.

« Pour un artiste, la pire des choses est que le public soit indifférent à ta musique », explique-t-elle. Les réactions, positives ou négatives, lui importent finalement moins que la curiosité suscitée par son univers. DISCO INFERNO devait provoquer quelque chose, et cette volonté traverse les douze morceaux du projet.

La musique accompagne LinLin depuis l’enfance. Elle écrit son premier couplet vers l’âge de 10 ans, alors qu’elle cherche simplement à s’occuper avec son frère. À la fin du lycée, sa rencontre avec Mob va cependant changer sa trajectoire. D’abord amis, les deux artistes développent progressivement une véritable méthode de travail commune. Aujourd’hui, ils composent aussi bien autour d’une voix que d’une production, en fonction du feeling et des idées du moment.

Cette liberté se retrouve dans ses influences. Beyoncé reste sa principale référence, notamment pour son ambition de devenir une grande performeuse. Son univers s’est également construit grâce au rap français et américain, au RnB, au zouk, aux musiques traditionnelles de ses parents, mais aussi à Thom Yorke, Daft Punk, Gesaffelstein et à la musique électronique.

Cette envie de ne pas rentrer dans une case est au cœur de DISCO INFERNO. LinLin revendique une « âme de rappeuse », même lorsque ses morceaux dépassent largement les frontières du rap. Elle assume également la dimension punk de son projet : faire ses propres choix sans vivre selon le regard des autres.

Son nom d’artiste et celui donné à ses fans prolongent cette philosophie. Inspirée par Charlotte LinLin de One Piece, elle appelle sa communauté les « Charlotte », en référence à l’équipage du personnage. Une manière de créer son propre univers et d’inviter son public à partager son aventure.

Avec DISCO INFERNO, LinLin raconte aussi une période personnelle difficile, marquée par des problèmes familiaux et des désaccords autour de ses choix artistiques. Pourtant, elle voulait créer un album capable de faire danser et d’apporter de la lumière. La house occupe ainsi une place centrale dans ce projet pensé comme « le club de LinLin ».

Et la suite ne devrait pas ressembler à ce premier album. LinLin assure vouloir continuer à se renouveler, explorer de nouvelles sonorités et surtout éviter une chose : devenir prévisible. « La musique est infinie », affirme-t-elle. Une philosophie qui pourrait bien définir la suite de son parcours.

Merci de patienter