La star de la R'n'B-pop Aya Nakamura et son ex-conjoint Vladimir Boudnikoff ont été condamnés à des amendes de 10 000 et 5 000 euros respectivement pour des "violences réciproques sur conjoint" survenues en août 2022. La juge de la 12e chambre correctionnelle a été plus sévère que la procureure qui avait requis des amendes moins élevées lors du procès en janvier.
Lors du procès, les ex-conjoints étaient revenus sur la nuit houleuse du 6 au 7 août 2022 à Rosny-sous-Bois, près de Paris, où ils résidaient avec leur fille de six mois. La jalousie et un mariage auquel la chanteuse n'était pas invitée, contrairement à son conjoint, ont été à l'origine de la crise. À ces célébrations participait une ancienne compagne du producteur.
La dispute s'est déroulée en plusieurs actes. Des cris, des objets volants et des violences physiques ont été commis dans le studio de musique situé au sous-sol. "Il a commencé à devenir de plus en plus énervé, à me serrer, il essayait de me calmer à sa manière", a déclaré la chanteuse. Elle a admis lui avoir donné une gifle qui a déstabilisé Vladimir Boudnikoff et l'a fait tomber au sol.
Vladimir Boudnikoff, de son côté, a reconnu un manque de calme, surtout lorsque Aya Nakamura est revenue plus tard dans la soirée pour récupérer des affaires, accompagnée de deux amis. Par "peur" face à ces hommes qu'il n'affectionne pas particulièrement, il a pointé sur eux une arme factice.
Bien que le couple soit séparé, il a assuré entretenir de bonnes relations dans l'intérêt de leur fille. Aya a sorti son dernier album, "DKN", tiré des initiales de son nom de famille, Danioko, le lendemain de son procès.
Cette condamnation pour violences conjugales a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où les fans de la chanteuse ont exprimé leur soutien, tandis que d'autres ont appelé à la fin de la culture de l'excuse pour les violences conjugales.