Le football français a été, une nouvelle fois, le théâtre de scènes de chaos. Le 32e de finale de Coupe de France entre le Paris-FC et Lyon disputé au stade Charléty à Paris a été définitivement interrompu vendredi après de nombreux incidents en tribunes.
Vendredi 17 décembre, le match n'avait pu reprendre alors que les deux équipes s'apprêtaient à donner le coup d'envoi de la seconde période et que les équipes étaient à égalité 1-1. Quelques minutes après l'égalisation lyonnaise de Moussa Dembélé (44e) pendant la pause, des fumigènes ont été lancés aux abords du parcage lyonnais. Ils ont alors été ramassés par des supporteurs dans la tribune attenante, puis lancés à divers endroits de cette tribune avant de s'éteindre. Deux explosions de bombes agricoles ont également été entendues. Les heurts ont déclenché des mouvements de foule dans les tribunes du stade Charléty, l’envahissement du terrain et l’intervention des forces de l’ordre.
L'arbitre et les joueurs qui allaient donner le coup d'envoi de la deuxième période ont regagné les vestiaires. Pour ne plus en ressortir. Ces incidents sont les derniers d'une longue série dans les stades français depuis le début de la saison. Ils interviennent trois semaines après ceux d'OL-OM où le match avait également été arrêté après un jet de bouteille d'eau en plastique sur Dimitri Payet. Ils ont lieu au lendemain d'une réunion interministérielle sur la violence dans les stades, qui a débouché sur plusieurs réformes et pistes de réflexion : match de Ligue 1 ou Ligue 2 « définitivement interrompu » si un joueur ou l'arbitre est agressé, bouteilles en plastique interdites, filets de protection mobilisables.