Des affrontements sanglants font 68 morts dans une prison en Equateur (Vidéos)

Des affrontements sanglants font 68 morts dans une prison en Equateur (Vidéos)

Par Karam Henni - 15 nov. 2021

Des affrontements sanglants font 68 morts dans une prison en Equateur (Vidéos)

Corps mutilés et brûlés, scènes d’une grande «sauvagerie». Des affrontements entre prisonniers dans un établissement pénitentiaire de Guayaquil, dans le sud-ouest de l’Équateur ont fait pas moins de 68 morts.

Déjà théâtre du pire massacre de l'histoire carcérale de l'Équateur fin septembre avec 119 morts, la prison de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur, compte à nouveau ses morts dans de nouveaux affrontements entre gangs de prisonniers.  Ces nouveaux affrontements ont débuté le vendredi au soir vers 19h. « Selon des informations préliminaires, près de 68 personnes privées de liberté (détenus) ont été tuées et 25 autres blessés », a annoncé samedi le bureau du Procureur général.

« Ces événements sont le résultat d'une dispute territoriale entre bandes criminelles à l'intérieur du pénitencier », a indiqué lors d'une conférence de presse, un peu plus tôt samedi, la cheffe de la police, Tannya Varela. Il est à savoir que ces affrontements sont le résultat des rivalités entre gangs de narcotrafiquants liés aux redoutables cartels mexicains de Sinaloa et de Jalisco Nueva Generacion. Deux des gangs  qui soutiennent ces cartels comptent environ 20.000 membres en Equateur, estime la police.  

Des images diffusées sur les réseaux, dont l'authenticité n'a pas été confirmée de source indépendante, montraient des détenus, en pleine nuit dans une cour de l'intérieur de la prison, s'acharnant à coups de bâtons sur un tas de corps entassés, inanimés et en train de se consumer dans les flammes.

« Nous sommes enfermés dans notre pavillon. Ils veulent nous tuer tous », appelait au secours, dans une autre vidéo, un prisonnier du bloc attaqué. « S'il vous plaît partagez cette vidéo. Regardez il y a un drone (dans le ciel). S'il vous plaît aidez-nous! », Implorait ce détenu, avec en arrière fond sonore des détonations répétées.

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