Des migrants Maghrébins torturés et violentés par la police aux Iles Canaries (vidéo)

Des migrants Maghrébins torturés et violentés par la police aux Iles Canaries (vidéo)

Par Karam Henni - 15 févr. 2021

 Des migrants Maghrébins torturés et violentés par la police aux Iles Canaries (vidéo)

Ni les hurlements de douleur ni les appels à l’aide n’ont stoppé les policiers. Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours, plusieurs jeunes migrants marocains sont roués de coups par des policiers espagnols dans le centre pour mineurs non accompagnés de Tarifa.

La vidéo en question  montre plusieurs agents de la police nationale encerclant un groupe de jeunes près d’un mur. L’un d’entre eux est allongé sur le sol, immobile. D’autres, forcés de rester assis, sont frappés et giflés par les agents.  La scène de quelques minutes, filmée le 31 janvier dans un centre d’accueil pour migrants mineurs de la région de Tarifa, aux Canaries, a provoqué l’indignation au Maroc.

Le média  Canarias 7  rapporte que c’est le refus d’entrée sur le territoire espagnol de l’un des mineurs qui a mis le feu aux poudres. Selon le média, celui-là s’était montré menaçant envers le personnel du centre en brandissant une paire de ciseaux. La police avait alors été appelée en renfort.

Trois jours plus tard, Rabat a convoqué l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Ricardo Diez-Hochleitner, au siège du ministère des Affaires étrangères pour lui faire part de sa « préoccupation » face à ces événements.

Face à cette affaire la police et la Direction générale de la protection de l’enfance auprès du gouvernement des Canaries ont ouvert une enquête pour déterminer  les circonstances de l’altercation.

Il est à souligné que cette affaire fait écho à un drame survenu en juillet 2019. Ilyas Tahiri, un migrant marocain de 18 ans, avait été retrouvé mort dans un centre pour mineurs en Andalousie. Malgré la diffusion, un an plus tard, d’une vidéo qui montrait un responsable du centre et cinq gardes de sécurité étouffant le jeune homme, la juge d’instruction avait conclu à un « décès brusque accidentel » et avait prononcé un non-lieu.

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