Des policiers aspergent un SDF de gaz lacrymogène et le laisse sans secours au Bourget (Vidéo)

Des policiers aspergent un SDF de gaz lacrymogène et le laisse sans secours au Bourget (Vidéo)

Par Karam Henni - 17 juil. 2022

Des policiers aspergent un SDF de gaz lacrymogène et le laisse sans secours au Bourget (Vidéo)

Une vidéo de près de 40 secondes montrant des policiers aspergeant un SDF de gaz lacrymogène fait polémique. Une enquête a été ouverte par l’IGPN.

C’est une vidéo qui a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux. La scène se déroule à l’angle de l’avenue de la Division Leclerc et de la rue du Commandant Baroche au Bourget (Seine-Saint-Denis), le 15 juillet vers 4h30 du matin, en marge des festivités du 14-Juillet.

 On y voit un véhicule de police reculer, puis s'arrêter à hauteur d'un homme, sans-abri, debout sur le trottoir. Il tient des sacs avec ses deux mains. Un membre de l'équipage l’asperge alors de gaz lacrymogène, quasiment à bout portant. L’homme n'est a priori ni menaçant, ni dangereux. La voiture de police redémarre ensuite, et s'éloigne en empruntant une rue en sens interdit, laissant l'homme seul crier sur le trottoir. Il s’effondre quelques secondes plus tard. L’homme est connu depuis plus de vingt ans dans la commune du Bourget. Il n’aurait jamais eu affaire à la police. 

L'homme qui a filmé la scène avait sollicité la police peu avant car ce SDF, « souffrant probablement de problèmes psychologiques » selon nos confrères, jetait des objets sur les passants. Le témoin a filmé la scène depuis sa fenêtre, alors qu'il attendait de voir si les policiers allaient se déplacer, suite à son appel. Le témoin, qui a souhaité rester anonyme, explique aux Révélateurs être descendu lui porter secours en lui apportant une bouteille de lait. Il a ensuite publié sa vidéo et a alerté le maire de la ville, Jean-Baptiste Borsali.

Dans son communiqué, la préfecture de police annonce que « les fonctionnaires une fois identifiés feront l'objet d'une suspension ». L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

De son côté, le procureur de la République de Bobigny Éric Mathais a indiqué avoir saisi l'IGPN dans le cadre d'une enquête pénale ouverte pour violences avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique.

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