La découverte était inattendue. Les analyses toxicologiques l’ont été tout autant. Mercredi dernier les enquêteurs de la sous-direction régionale de la police des transports de Saint-Ouen ont saisi 25kg poudre de fraises Tagada, évalué à 1 Millions d’euros.
Mercredi, la préfecture de police se réjouissait d’une « Belle affaire ». Les policiers de la sûreté régionale des transports (SRT) enquêtaient sur un receleur de téléphones lorsqu’ils sont tombés sur ce qu’ils croyaient être de la drogue de synthèse, au domicile du mis en cause à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Au cours des perquisitions, une vingtaine de téléphones et tablettes sont dénombrés. 800 euros sont également retrouvés. Les policiers ont également mis la main sur 25 kg de poudre de MDMA , ainsi que 500 cachets. A raison de quatre cachets par gramme de poudre, les quantités saisies auraient permis la confection de 100 000 cachets, pour une valeur marchande d‘un million d’euros. La préfecture de police de Paris avait confirmé la saisie de drogue sur Twitter, en diffusant deux photos.
Seulement « la belle affaire » a vite tourné au scandale car il y’avais erreur sur la marchandise. Après les analyses toxicologiques effectués jeudi soir, il s’est avéré selon le parquet de Bobigny que « la poudre saisie dans l’appartement était une poudre neutre, ne relevant ni de produits stupéfiants ni de substance vénéneuse ». Il s’agissait finalement de « fraises Tagada concassées », un célèbre bonbon de la marque Haribo, a précisé une source proche de l’enquête au Parisien.
Toutefois, cette fabrication aurait était destinée à tromper les acheteurs, qui sont persuadés de se procurer de la MDMA au moment de la transaction.
Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue dans cette enquête ouverte pour un trafic de téléphones volés. 23 portables ont été saisis dans le logement du suspect principal, un Algérien de 20 ans qui se faisait passer pour un mineur non accompagné (MNA). Ce dernier est soupçonné d’avoir réencodé 200 téléphones volés au total.