Après son passage mouvementé dans l'émission de Laurent Ruquier samedi dernier pour la promotion de son livre Les Derniers de la rue Ponty, Disiz a tenu a faire un petit "décrassage" sur son blog. Extraits :
"C’est vrai que je n’ai pas réussi comme je le voulais ce passage télé"...
..."Mais partant du principe que je défends ce que je fais partout et que mon intérêt est que mon livre soit lu, j’ai accepté. Je l’ai préparé. J’y suis allé".
"C’est donc moi qui ai mal pris, la critique. Car elle me renvoyait à mes complexes. À ces complexes, que je pensais pourtant avoir terrassé en achevant l’écriture de mon premier roman. Mais je me suis bien berné moi-même, car il ne suffit pas d’un roman, pour balayer, 20 ans de questionnement, de frustrations, de petites injustices..."
"A chaque fois que je fais ce genre d’émission, j’ai ce spectre hypnotisant est flou qui me regarde dans les yeux. “Défends les tiens !” qu’il me dit. “Les miens”, sont autant ceux qui viennent du milieu d’où je viens, peu importent leurs couleurs ou leurs sexes, je parle ici de conditions sociales."
"Mon livre n’est pas partial, je ne glorifie pas l’Afrique au détriment de la France. Ma belle soeur Médina, au contraire, aurait tendance à y trouver l’inverse, pendant qu’Eric Zemmour semble voir que je le fais…."
"Hier, j’étais “Victime” et l’on m’écrit que le Français moyen a sûrement dû se dire “oh la la, encore l’un d’eux qui se plaint…”"
"Mais oui, j’aurais dû parler de mon livre, et je ne l’ai pas fait. Je me suis emmêlé les pinceaux, entre mes frustrations, mes revendications, ma colère enfouie et mes complexes. Entre mon égoïsme (faire la promo de mon bouquin) et mon altruisme (représenter les miens)."
"Merci à ceux qui me croient, qui me critique objectivement. Désolé à ceux que j’ai déçus, désolé à ceux que j’ai trahis, désolé à ceux auxquels j’ai fait honte, désolé à ceux que j’ai ennuyé… Comme on dit, “ce n’était qu’une émission”, je n’en suis pas si sûr."