Francis Ngannou est l’homme le plus terrifiant de la planète sport de combat, avec une puissance jamais vue dans l’octogone de l’UFC. Mais en dehors du sport, il est un homme comme les autres avec ses failles et ses démons et il vient justement de révéler sa plus grande peur.
En effet, Francis Ngannou est au sommet de la chaine alimentaire dans le monde du MMA. Le Predator est le champion des poids lourds de l’UFC, la catégorie reine du n°1 dans les sports de combat, et est de ce fait l’homme le plus fort au monde. Mais en dépit de ce statut de terreur des octogones, le camerounais est un homme ordinaire qui n’a pas peur de se confier. Dans une interview accordée à RMC Sport, le combattant a abordé sa plus grande peur : « Ma plus grosse peur je pense que c’est l’engagement. Chaque jour, ce qui m’engage, ce qui me tient. Je n’aime pas vivre en captivité. Dans tous les sens, quand tu m’engages j’ai du mal. Aux États-Unis ils utilisent le système de « credit card » et de « debit card ». La credit card tu l’utilises et tu payes après. Tu t’engages à payer plus tard. Moi je préfère la debit card et j’utilise l’argent qui est directement disponible. Je n’aime pas prendre des engagements mensuels par exemple. Je préfère payer à l’année et m’en débarrasser une bonne fois pour toute. Quand l’engagement est mensuel je n’aime pas, j’ai peur de ce genre de choses. Il y a des séquelles de mon passé que je ne pourrai jamais effacer. J’aime aussi être seul, ce qui est lié à mon passé. J’ai tellement vécu dans la solitude que je m’y suis habitué. J’ai peur de m’engager socialement, ça me prend beaucoup d’énergie ». Francis ne s’arrête pas là et continue son explication en évoquant la raison de cette envie de solitude : « Ça vient du fait que pendant mon enfance, lors du divorce de mes parents, j’ai vécu dans plusieurs maisons et je faisais à peine six à neuf mois dans une famille avant de devoir bouger. A chaque fois, j’étais nouveau et il fallait prendre du temps pour se faire des amis. J’étais toujours l’étranger, un peu rejeté par les autres enfants, surtout que ma situation sociale ne me favorisait pas car j’étais l’enfant qu’on devait chasser de l’école puisque je n’avais pas de stylo ou de cahier ou parce que je n’avais pas payé la scolarité. Je n’avais pas un bon profil pour les autres enfants. Ils n’avaient rien à envier de moi...Du coup, je n’avais pas d’ami ni à la maison, ni à l'école, ni nulle part ailleurs ».