Grand Corps Malade censuré dans sa ville natale

Grand Corps Malade censuré dans sa ville natale

Par Karam Henni - 24 juin 2015

Grand Corps Malade censuré dans sa ville natale


'artiste Grand Corps Malade, qui devait se produire le 21 mai au théâtre municipal du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis, a dénoncé vendredi une «censure» après l'annulation de son concert par la municipalité pour des raisons qu'il qualifie de «politiques».
«Je ne vais pas me taire, en annulant ce concert on m'empêche de m'exprimer, on me censure», a déclaré à l'AFP le slameur de 37 ans, natif de cet ancien bastion communiste, dénonçant un «procès d'intention» de la part du nouveau maire UMP.
Dans le cadre de sa tournée Funambule Tour 2015, son spectacle dans cette commune du nord de la banlieue parisienne était programmé depuis quatre mois. Il a été annulé mardi «par courrier recommandé», la mairie invoquant «un problème d'assurance», a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien.
«C'est une excuse bidon. La municipalité ment de façon décomplexée car en fait elle s'opposait à la venue sur scène de Rachid Taxi et avait peur de potentiels propos politiques de ce citoyen concerné», a affirmé Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade.
Rachid Taxi, nom de scène, est un chauffeur de taxi qui vit au Blanc-Mesnil, ami de Grand Corps Malade qui l'a plusieurs fois fait monter sur scène lors de ses concerts.
«C'est un duo purement artistique et c'est mon concert, j'invite qui je veux», a insisté le slameur, personnalité emblématique de la Seine-Saint-Denis, affirmant qu'il s'était engagé «moralement» et «par écrit» pour «rassurer» la municipalité quant à la venue de son ami.
Pas suffisant pour le maire UMP, Thierry Meignen, qui s'est dit «pris au piège». «Le simple fait de faire monter cette personne sur scène est une provocation, un coup tordu. Grand Corps Malade le sait», s'est-il justifié auprès de l'AFP.
Qualifiant Rachid Taxi «d'intervenant», «ni chanteur, ni artiste», M. Meignen a affirmé que ce «militant d'extrême-gauche» passait son temps à le «calomnier sur Internet».
«Ce n'est pas de liberté d'expression qu'il s'agit ici. Je dis non car la ville paie pour avoir Grand Corps Malade, dans le contrat il vient seul, il est assuré, et ça n'est pas respecté», a-t-il précisé.
Dans un Tweet, Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, a dénoncé jeudi soir une «annulation honteuse au Blanc-Mesnil. Une décision politique contre la liberté de création. Inacceptable».


Grand Corps Malade, qui devait se produire il y a une semaine au théâtre municipal du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis vient de dénonecr une censure après l'annulation de son concert par la municipalité.

«Je ne vais pas me taire, en annulant ce concert on m'empêche de m'exprimer, on me censure», a déclaré l'artiste, natif de cet ancien bastion communiste, dénonçant ainsi un procès d'intention de la part du nouveau maire UMP.

Son spectacle était programmé depuis quatre mois, mais il a été annulé quelques jours avant, la mairie invoquant un problème d'assurance. Une excuse bindon selon l'artiste "La municipalité ment de façon décomplexée car en fait elle s'opposait à la venue sur scène de Rachid Taxi et avait peur de potentiels propos politiques de ce citoyen concerné", a affirmé Grand Corps Malade.

Rachid Taxi, nom de scène, est un chauffeur de taxi, ami de Grand Corps Malade qui l'a plusieurs fois fait monter sur scène lors de ses concerts.

«C'est un duo purement artistique et c'est mon concert, j'invite qui je veux», a insisté le slameur, tout en affirmant qu'il s'était engagé «moralement» et «par écrit» pour «rassurer» la municipalité quant à la venue de son ami.

Pas suffisant pour le maire UMP, Thierry Meignen, qui s'est dit «pris au piège». «Le simple fait de faire monter cette personne sur scène est une provocation, un coup tordu. Grand Corps Malade le sait», s'est-il justifié auprès de l'AFP. "Je dis non car la ville paie pour avoir Grand Corps Malade, dans le contrat il vient seul, il est assuré, et ça n'est pas respecté", a-t-il précisé.


 

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