Cette semaine, le procès de l’assassinat de Karim Tir a débuté devant les assises des Bouches-du-Rhône. En 2014, Karim Tir, ancien manager du célèbre rappeur Jul, a été tué par balles dans la région parisienne à Asnières. Selon les autorités, l’assassinat aurait été commandité par le clan marseillais des Remadnia, lié à « la bande de Marignane », dans le cadre d’un règlement de comptes entre familles rivales.
Avant sa mort, Karim Tir avait purgé une peine de 5 ans d’emprisonnement pour trafic de stupéfiants et avait tourné la page sur son passé trouble pour se consacrer à son rôle de manager de Jul. La sœur de la victime a confié que Karim Tir avait peur de perdre son protégé et avait déclaré: « Ils sont fous, ils veulent me prendre Jul. Ils veulent que je leur laisse Jul ». Après s’être occupé de chanteurs comme Black Marché ou Soso Maness, Jul était devenu la « pépite » de Karim Tir, qui en parlait souvent et était fier de sortir un album de Jul.La sœur de Karim Tir a témoigné devant les assises et a révélé que la dernière fois qu’elle a vu son frère, il lui avait confié ses craintes concernant des personnes qui voulaient lui prendre Jul, mais elle n’a pas posé de questions à ce sujet. Le témoin est persuadé que son frère était inquiet pour ses activités présentes et pas pour ses ennuis judiciaires passés.
Le rappeur Jul, qui était censé témoigner dans ce procès, ne s’est pas présenté au tribunal cette semaine. En pleine promotion de la sortie de son nouvel album gratuit avec un nouveau titre chaque jour pendant tout le mois de mars, l’avocat de Jul a confirmé son absence.
Selon les autorités, l’assassinat de Karim Tir serait lié à une vendetta entre la famille Tir et la famille Remadnia, qui serait à l’origine d’une vingtaine de règlements de comptes au total. La témoin a expliqué que la grand-mère des enfants Remadnia était la cousine germaine de son père et que la famille Tir et la famille Remadnia étaient originaires du même village en Algérie, où sont enterrés Karim Tir et Zakary Remadnia.