L’affaire du jeune Yuriy tabassé et laissé pour mort sur la dalle de Beaugrenelle à Paris n’a pas encore livré tous ses secrets. Au fil des jours, des dossiers et des révélations montent à la surface. Aujourd’hui on apprend deux révélations de taille. A savoir que Yuriy avais un tournevis sur lui le jour de l’agression et que sa mère est accusé de « travail dissimulé, de travail illégal et de traite des êtres humains ».
En effet, l’enquête se poursuit sur cette affaire, et BFMTV rapporte en se basant sur des déclarations de personnes proches du dossier que le jeune Yuriy «avait un tournevis dans sa poche » le jour de l’agression. Le Figaro quant à lui affirme aussi en se basant sur des sources que l’adolescent de 15 ans serait «connu des services de police», pour des faits de petite délinquance, sans que l'on puisse donner plus de précisions pour l'instants sur les faits qui sont reprochés à l'adolescent.
Le Figaro précise que de très nombreux éléments orientent les recherches vers un règlement de comptes entre bandes de jeunes. Un groupe basé à Beaugrenelle aurait ainsi précédemment agressé des membres de celui de Vanves. Ces jeunes du XVe arrondissement formeraient une bande historiquement fondée autour de la rue des Quatre Frères Peignot, d'où son nom de code supposé, «RD4». Ce premier affrontement aurait motivé l'expédition punitive de la bande rivale, responsable du lynchage de Yuriy.
Nataliya Kruchnyk accusée de « travail dissimulé et traite des êtres humains »
Par ailleurs, une autre révélation est remontée à la surface. Il s’agit de la mère de Yuriy, Nataliya Kruchnyk. Selon libération qui avait mené une enquête auparavant, la mère de l’enfant serait en fait la patronne d'une entreprise (nommée V.I.P. Services-Concierges, un sous-traitant de HostnFly, une conciergerie dédiée notamment à la location Airbnb ) accusée de « travail dissimulé, de travail illégal et de traite des êtres humains » par onze femmes ukrainienne . Ces dernières auraient travaillé, sans rémunération décente, pour cette entreprise de conciergerie. Le groupe de femmes aurait été embauché illégalement. Les conditions de travail n’étaient pas respectées car d’après leurs témoignages, leurs contrats n'ont pas été validés et leur travail n'a pas été déclaré. Il arrive même parfois que leur salaire était payé avec du retard ou pas payé tout court.
L’une des femmes raconte qu’elles devaient nettoyer 4 à 5 appartements la journée. Et en plus de devoir transporter « tous les produits et le linge », elles faisaient constamment des heures supplémentaires non rémunérées. Et le comble c'est qu'elles n'avaient même pas le droit de « prendre de pause ». Ces 11 femmes elles ont déposé plainte fin novembre, et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris.
De son côté, la mère du petit Yuriy, nie toutes les accusations portées contre elle.
Dans l’immédiat, les services de police ne lient pas cette enquête avec ce qui est arrivé au jeune Yuriy mais l'enquête se poursuit pour essayer de découvrir si les deux affaires peuvent avoir un lien.