Revirement en appel : Koffi Olomidé, star de la rumba congolaise, a été relaxé des chefs d’accusation d’agressions sexuelles mais condamné à dix-huit mois d’emprisonnement pour séquestration.
La cour d'appel de Versailles a relaxé en appel hier après-midi la star de la rumba congolaise jugé pour agressions sexuelles, mais l'a condamné à 18 mois d’emprisonnement pour séquestration sur quatre de ses ex-danseuses lors de ses tournées en France.
La relaxe sur les agressions sexuelles est « prononcée au bénéfice du doute », a expliqué la présidente de la 7e chambre correctionnelle de la cour d'appel de Versailles, évoquant notamment des « déclarations évolutives, parfois contradictoires » des plaignantes.
En revanche, la séquestration « ne fait aucun doute », avec des plaignantes « privées de toute liberté et surveillées de manière constante » par deux complices de Koffi Olomidé entre 2002 et 2006 dans un pavillon de banlieue parisienne, où avaient été installés des serrures sur les volets.
Ces deux gardes congolais, Mbila Kakese et Ogima Tsasa Nduka, ont été tous deux condamnés à six mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire de trois ans. Koffi Olomidé et ses deux complices doivent verser de 10.000 à 32.000 euros pour chaque danseuse.
Contre toute attente, le chanteur s'est présenté à son procès en appel à Versailles. A la barre, il s'est défendu des accusations en fustigeant « les mensonges » des parties civiles. « Ce sont des récits concertés », un « complot » pour « casser ma carrière », a-t-il affirmé devant les plaignantes.
Les quatre femmes congolaises, qui ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusent Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.
« Ça s'est passé dans des hôtels, parfois dans la voiture (...) dans des studios d’enregistrement. », a témoigné l'une d'elles en larmes pendant les débats.
Depuis, aucune n'est retournée au Congo, confiant leur « peur » des conséquences face à une star internationale qu'elles surnommaient avant l'affaire « le président ». L'une a aussi déclaré avoir fait au moins une tentative de suicide.