La justice enquête sur le clip des enfants rappeurs !

La justice enquête sur le clip des enfants rappeurs !

Par Karam Henni - 24 juin 2015

La justice enquête sur le clip des enfants rappeurs !


La polémique enfle depuis le 1er mars, après la mise en ligne d’une vidéo de rap aux paroles ultraviolentes et sexistes, où une dizaine de jeunes mineurs de Sarcelles (Val-d’Oise), dont certains âgés de 10 ou 13 ans, apparaissent des armes et des billets de banque à la main. Le parquet de Pontoise a annoncé, lundi 2 mars, avoir ouvert une enquête préliminaire.
La vidéo a été publiée le 2 janvier par le groupe Sarcelleslite sur Treize K, une chaîne de YouTube qui regroupe plusieurs producteurs et réalisateurs de films. Intitulée Premier pocheton – en référence au petit sachet plastique contenant de la drogue –, elle a été visionnée plus de 200 000 fois depuis le début de l’année.

Une enquête préliminaire a été ouverte, après la mise en ligne du clip rap aux paroles ultraviolentes et sexistes, où une dizaine d'enfants portent des armes et des billets de banque à la main. 

La vidéo a été publiée le 2 janvier par le groupe Sarcelleslite sur Treize K, une chaîne de YouTube qui regroupe plusieurs producteurs et réalisateurs de films. Intitulée Premier pocheton – en référence au petit sachet plastique contenant de la drogue, elle a été visionnée plus de 400 000 fois depuis sa mise en ligne ! 

« On te canarde, y’a pas de pitié, on vise pas les ieps [pieds], on vise la teuté [tête] », « Dans le peura, je laisse des cetras, comme sur le c… à ta reseu », « Dans le rap, je laisse des traces, comme sur le c… de ta sœur », « Hé ouais, faut se faire son seille-o [oseille], (…) ramène les tasses-pé [pétasses]», voici quelques paroles du morceau, citées par les enfants !

 

Le producteur du clip « le Manouche », dit avoir utilisé de fausses armes. « Je n’aurais jamais laissé des mineurs prendre une vraie arme. Il n’y a rien de méchant, c’est juste pour copier les vrais rappeurs. Certes il y a des sujets, des phrases un peu vulgaires, mais il y a aussi du mensonge (…). Il y a des personnages inexistants des fois, c’est de la comédie. »

 

Pour sa défense, il a expliqué qu’il avait tout payé: « le clip, le studio » et qu’il ne voulait pas « gagner de l’argent avec tout ça », juste faire le « buzz ».


Quoi qu’il en soit la Justice s’est saisie de l’affaire ! Les enquêteurs vont confirmer si le producteur a bien demandé l’autorisation aux parents des adolescents pour qu’ils tournent dans la vidéo.


Pour un enfant mineur, cette autorisation doit obligatoirement être obtenue par écrit. Il n’y a pas d’exceptions possibles, même pour l’intranet ou le journal d’une école par exemple. Si ce n’est pas le cas, « le Manouche » risque au minimum un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.



 

Merci de patienter