Le ministre de l’Économie soutient Booba dans sa croisade contre les dérives des influenceurs, accusés par le rappeur d’escroqueries envers leurs abonnés. Bruno Le Maire a déclaré que ces derniers devraient être soumis aux mêmes règles que les médias traditionnels. Le ministre a également lancé une consultation publique en janvier pour mieux accompagner et encadrer les influenceurs. Il souhaite donner un statut à ces professionnels et renforcer les contrôles pour éviter les dérives. Le gouvernement n’est pas contre les influenceurs, mais contre ceux qui se comportent mal et qui jettent l’opprobre sur des milliers d’autres.
"Lorsque vous avez des placements de produits d'alcool ou d'autres placements de produits, il faut que les mentions légales apparaissent sur les sites des influenceurs", a affirmé Bruno Le Maire. "Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Nous voulons seulement les soumettre aux mêmes règles que celles qui s'appliquent aux médias traditionnels", a-t-il insisté.
Les dérives des influenceurs sont régulièrement dénoncées et font l’objet de polémiques qui se terminent souvent par des amendes. Par exemple, Nabilla Benattia-Vergara a payé une amende de 20 000 euros pour avoir fait en 2018 la promotion de services boursiers sur Snapchat sans mentionner qu’elle était rémunérée pour cela.
Booba, coutumier des attaques contre d’autres rappeurs et des propos controversés, a pris publiquement la parole pour dénoncer les dérives de plusieurs influenceurs. Il accuse ces derniers de partager des publicités trompeuses et de nombreuses arnaques. Magali Berdah, agente d’influenceurs, est sa cible privilégiée. La directrice de Shauna Events dénonce le cyberharcèlement qu’elle subit depuis plusieurs mois depuis que le rappeur l’accuse d’escroqueries sur internet.