Le partage de mot de passe de Netflix agace la plateforme de streaming. Le géant mondial compte lutter contre ce phénomène en intégrant une nouvelle fonctionnalité.
En effet, une nouvelle fonctionnalité test a fait son apparition surprise auprès de certains utilisateurs de Netflix. Lorsque ces derniers se connectent à la plateforme de streaming américaine au travers d’un mot de passe partagé par l’un de leur proche, ils voient apparaître le message « si vous n’habitez pas avec le détenteur de ce compte, vous devez en créer un pour continuer à regarder votre programme ». En dessous de ces quelques mots, l’entreprise propose d’envoyer un code de vérification d’identité, par SMS ou par email.
Si le titulaire du compte communique avec son proche le code de sécurité reçu, pas de problème : ce dernier pourra le renseigner et continuer d’utiliser le compte comme il le faisait jusque-là. En revanche, tant que la connexion n’est pas vérifiée, l’utilisateur tiers sera dans l’obligation de créer son propre compte et de payer son propre abonnement s’il souhaite avoir accès au catalogue Netflix.
L’objectif étant de faire en sorte qu’un abonné au service, payant, ne partage pas son mot de passe avec quelqu’un d’autre, pour lui faire profiter gratuitement des films ou des séries diffusés sur Netflix. La platfeorme évoque également un motif de sécurité comme l’a indiqué un porte-parole du service de streaming au média The Verge : « cette fonctionnalité est conçue pour aider à garantir que les personnes utilisant les comptes Netflix sont autorisées à le faire ». Il arrive souvent que le partage de mots de passe tourne à la catastrophe. La personne partage son MDP avec une autre qui le partage avec une autre, et au final le titulaire du compte se retrouve bredouille, car au fil des partages l’une des personnes pourrait avoir changé le mot de passe.
Par ailleurs, cette nouvelle mesure a un objectif commercial. Même si la plateforme de streaming a récemment dépassé la barre des 200 millions d’abonnés à travers le monde, il est évident qu’elle pourrait largement dépasser ce chiffre s’il n’y avait pas le phénomène du partage des mots de passe.