Neuf ans après, la bande de la Bac Nord de Marseille sur le banc des accusés (vidéo)

Neuf ans après, la bande de la Bac Nord de Marseille sur le banc des accusés (vidéo)

Par Karam Henni - 13 avr. 2021

Neuf ans après, la bande de la Bac Nord de Marseille sur le banc des accusés (vidéo)

L’affaire avait défrayé la chronique. Neuf  ans après les faits, le très attendu procès de la Bac Nord de Marseille s’est ouvert hier  devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Initialement ouverte pour des faits d’extorsion et de vol en bande organisée, l’instruction a finalement retenu pour l’essentiel, les qualifications moins graves de détention et de transport illicite de stupéfiants ou de cigarettes de contrebande. Sur 18 prévenus, deux manquent à l’appel, pour cause de test Covid positif et de décès familial. Les seize présents qui comparaissent libres prennent place, dans la salle du tribunal correctionnel pour dix jours de procès

A Marseille, affranchis de la procédure pénale et dopés à l’adrénaline, les membres de la Bac Nord s’autorisent toutes les dérives. Perquisitions illégales « à la mexicaine » dans le but de mettre la main sur des produits stupéfiants ou de l’argent, prélèvements de barrettes de shit ou de liasses de billets au cours d’interpellations réalisées hors de toute procédure, saisies pour leur compte personnel des cartouches de cigarettes de contrebande… Ces larcins deviennent le quotidien d’une frange minoritaire mais significative des 70 policiers de la Bac Nord de Marseille. Même certains voyous s’en plaignent, et c’est une dénonciation auprès du procureur faisant état de vols d’argent et produits stupéfiants lors de l’interpellation d’un revendeur dans les quartiers Nord qui déclenche l’affaire. L’IGPN, la police des polices, s’en mêle et constate que les rumeurs sont étayées par au moins trois témoignages de membres passés ou actuels du service.

Des voitures de la bac sont ainsi placées sur écoute et c'est là que la police des polices va assister à des conversations pour le moins équivoques entre des policiers surnommés « Momo », « la flèche » ou le « Gitan blanco».  

En février 2012, une information judiciaire est ouverte pour vols et extorsions en bande organisée. Pendant plusieurs mois, les bureaux et les véhicules de la Bac Nord font l’objet d’interceptions judiciaires. Début octobre de la même année, douze policiers sont mis en examen et sept d’entre eux placés en détention provisoire.

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