Un Go-fast intercepté sur l’A8, 69 kg de cocaïne saisis

Un Go-fast intercepté sur l’A8, 69 kg de cocaïne saisis

Par Karam Henni - 21 mai 2022

Un Go-fast intercepté sur l’A8, 69 kg de cocaïne saisis

Les agents des douanes et les policiers de l'Office anti-stupéfiants (OFAST) ont intercepté un go-fast sur l'autoroute A8, dans la nuit du mercredi au jeudi 5 mai dernier. Les suspects, à bord de plusieurs véhicules transportaient pas moins de 69 kilos de cocaïne.

Cette nuit-là, les policiers de l'OFAST qui étaient informés qu'un go-fast devait arriver par l'A8, avaient mis un dispositif en place pour prendre en filature et coincer les trafiquants. Alors qu'ils suivaient discrètement le véhicule « porteur », leur intervention s'est révélée plus délicate que prévu. Le convoi des suspects composé de plusieurs véhicules dont au moins deux véhicules « ouvreurs », circulait sur l'autoroute A8 vers Marseille, lorsqu'ils ont aperçu l'imposante présence des douanes. Une situation qui a conduit les trafiquants à bord de la voiture « porteuse », alertés par leurs complices, à s'arrêter sur l'aire de repos de Vidauban nord, en attendant le départ des forces de l'ordre.

Trois motards des douanes de Fréjus étaient justement en plein contrôle sur cette aire. Et ils ont décidé de contrôler le véhicule des trafiquants, « sans savoir que cette voiture était suivie par les policiers de l'OFAST », souligne cette même source. L'homme au volant a refusé de s'arrêter et a accéléré. Deux douaniers ont été traînés par le véhicule qui s'est engagé sur l'A8 à contresens. Une course-poursuite a débuté et quelques kilomètres plus loin, le fuyard a percuté le péage du Muy. Les forces de l'ordre ont ouvert le feu durant la poursuite, sans faire de blessé. Les occupants de la voiture ont été interpellés et placés en garde à vue. Leurs complices seraient parvenus à prendre la fuite.

« Les suspects sont originaires de Nice », détaille une source proche de l'enquête. « Ils ont été embauchés et payés pour aller récupérer la drogue dans la région du Havre. Les têtes de réseau de ces trafics préfèrent payer d'autres personnes pour réaliser ce type de voyage, et ainsi éviter d'être interpellés la main dans le sac ». Les policiers de l'OFAST travaillaient sur ce dossier depuis plusieurs mois.

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