La cavale n’a pas été longue. La trace d’un homme soupçonné d’être un fournisseur d’héroïne d’un réseau implanté à Strasbourg (Bas-Rhin), a été retrouvé et arrêté en Iran grâce à une photo.
Cet homme, surnommé la « tortue chanceuse » ou « l’agent salade » sur le réseau Encrochat, est également recherché par la police Néerlandaise et Polonaise. Il est soupçonné d’avoir mis en œuvre la logistique de la livraison de 146 kilos d’héroïne qui devait partir pour la Pologne. Mais le produit a été saisi en mars 2020 dans un container à d’Hambourg (Allemagne). Lors de son déferrement, le quadragénaire a contesté son implication dans l’affaire française.
Selon les informations de Actu17, c’est au printemps de l’année 2020 que les gendarmes qui ont craqué le système de communication cryptée Encrochat, repèrent les activités suspectes d’un groupe qui échange en langue turque. La « tortue chanceuse », installée aux Pays-Bas, échange avec un jeune homme, âgé de 29 ans, surnommé « crocodile élégant » qui réside à Strasbourg (Bas-Rhin). Les conversations tournent autour de livraison d’héroïne dont l’activité du trafic reste encore très dynamique dans le Grand-Est de la France. Arrêté le 23 juin dernier, le « crocodile » a affirmé qu’il jouerait l’intermédiaire dans les transactions de drogue en soutenant qu’il n’a ni les moyens financiers ni les contacts pour être lui-même le commanditaire du trafic. Sept autres suspects, âgés de 21 à 45 ans, seront aussi arrêtés et mis en examen dans cette même affaire.
Caché en Iran depuis, « la tortue chanceuse » se croyait à l’abri. Mais il a été mis en examen, le 20 janvier dernier par un juge de la juridiction interrégionale de Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour trafic de stupéfiants avant d’être écroué. Ce Turc surnommé « la tortue chanceuse » est soupçonné d’être le fournisseur d’un réseau strasbourgeois, démantelé en juin 2020.
Ce quadragénaire avait trouvé refuge dans la république islamique d’Iran où il a été interpellé avant d’être extradé. Comment ce trafiquant de drogue international a-t-il été retrouvé dans ce pays du Moyen-Orient ? Grâce à une simple photo de lui, prise avec son téléphone chez un coiffeur persan. Ce cliché comme tous ceux pris avec ces appareils intelligents est accompagné de données de géolocalisation. De précieuses informations qui ont permis aux enquêteurs de le loger et à la justice de mettre en œuvre un mandat d’arrêt international.