L’univers des gamers est en deuil à cause d’un fait divers glaçant. Une jeune joueuse pro de Call of Duty de 19 ans a été tuée de façon violente par un autre joueur professionnel avec qui elle sortait. Il aurait prémédité son acte dès sa rencontre et aurait envoyé des mails à des journalistes avec différentes vidéos de plusieurs autres féminicides.
Ingrid Oliveria Bueno da Silva, plus connue sous le pseudo SOL, qui n’avait que 19 ans au moment de sa mort, ne faisait que commencer sa carrière dans l’esport et jouait avec l’équipe Mobile FBI de Call of Duty (Fantastic Brazil Impact). C'est via le jeu qu'elle avait rencontré un certain 'Flashlight' Alves Costa, agé de 18 ans, lui aussi pro sur CoD, et qui avait endossé le rôle de mentor et d'amoureux.
Le 23 février, plusieurs sources, dont ESPN Brésil , ont rapporté que SOL avait été retrouvée poignardée à plusieurs reprises à l'abdomen, au domicile d’Alves Costa à Pirituba, à São Paulo.
Selon certaines informations, après avoir été arrêté, il a avoué le meurtre, disant aux enquêteurs qu’il l’avait planifié à l’avance. Dans une vidéo postée du suspect en cours d’arrestation, on peut l’entendre dire, selon les traductions, «ma santé mentale est tout à fait en forme» et «je voulais faire ça», tout en étant menotté par la police, souriant à la caméra. Tout à fait conscient de son acte, Alves Costa a fait preuve d’une lucidité déconcertante, partageant un message sur son groupe WhatsApp dans lequel il décrivait la scène de crime : « vous pensez que c’est de l’encre ou que c’est modifié ou autre chose, mais ce n’est pas le cas ». Dans la suite de son texte, il a évoqué la présence d’un étrange manuel. « Je l’ai vraiment tuée, compris ? J’ai aussi un livre. J’ai demandé à certaines personnes de le partager. J’espère que vous le lirez. Il contient quelques vérités ». Ce fameux bouquin auquel faisait référence le meurtrier n’est autre qu’un manifeste d’une cinquantaine de pages – rédigé avant le crime – au travers duquel il confesse ses pulsions meurtrières.
Le coupable a enregistré des vidéos et des photos de son acte. Après les avoir partagées sur plusieurs groupes Whatsapp, il aurait aussi envoyé ces clips et d'autres vidéos de différents meurtres à des journalistes.
Le jugement n'a pas encore été rendu, mais selon les lois en vigueur au Brésil, le meurtrier pourrait bien partir à l'ombre pour plusieurs dizaines d'années.