De violents affrontements ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Redon (Ille-et-Vilaine). Près de 1500 fêtards ont tenté de s’installer dans un champ pour lancer une free-party. Les gendarmes sont intervenus durant une bonne partie de la nuit. Un jeune homme a eu une main arrachée tandis que cinq militaires ont été blessés.
Durant sept heures, les gendarmes ont tenté d’empêcher l’installation de la free-party dans un champ. 1500 personnes se sont rassemblées sur place à partir de 19 heures et les affrontements avec les forces de l’ordre ont été d’une « extrême violence » selon le préfet d’Ille-et-Vilaine, Emmanuel Berthier.
Les fêtards ont tenté de s’installer dans le secteur de l’hippodrome. Un dispositif de gendarmes et de gendarmes mobiles a alors été mis en place pour empêcher la tenue de cette fête sauvage. Sur les réseaux sociaux, des messages appelant à cette free-party avaient été diffusés, notamment pour rendre hommage à Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire en 2019 lors d'une charge de la police en toute fin de soirée lors de la fête de la Musique. Son corps avait été retrouvé un mois plus tard dans le fleuve.
Les fêtards ont lancé de nombreux projectiles sur les forces de l’ordre. Ces derniers ont répliqué par des moyens lacrymogènes et des tirs de lanceur de balles de défense (LBD). Cinq militaires ont été blessés au cours de ces violents affrontements, dont deux qui ont été transportés à l’hôpital. Deux fêtards ont également été blessés, dont l’un âgé de 22 ans qui a eu une main arrachée, semble-t-il suite à l’explosion d’une grenade de type GM2L. « Une enquête a été diligentée par le parquet de Rennes pour faire la lumière sur ce dramatique incident », a mentionné le parquet.
Ce samedi matin, la free-party a débuté sur place avec plusieurs centaines de participants comme le montrent les images du journaliste Remy Buisine.