La situation de Young Thug se complique davantage. Tout comme son acolyte Gunna, Thug s’est vu refusé la libération conditionnelle. Pire encore, le rappeur a été balancé par les membres de son label qui l’ont désigné comme une « menace pour la société ».
Début mai, Young Thug, Gunna et 26 autres membres du label YSL ont été arrêtés dans l'État de Géorgie et ce sont 56 chefs d'accusation qui ont été retenus contre eux, dont racket, meurtre, braquage à main armée et participation à une activité criminelle en gang. Jeudi dernier, Thugger était présenté virtuellement au tribunal du comté de Fulton pour l’examen de sa demande de libération conditionnelle. Lors de cette audience qui aura duré 4 heures, le juge a sans surprise refusé la demande du rappeur malgré les engagements très stricts du rappeur. Son avocat avait proposé une liberté sous caution particulièrement contraignante comprenant une surveillance électronique 24h/24 et une autre par le bais d'une équipe de policiers embauchés par une société de sécurité indépendante. Chaque visiteur serait fouillé et le Thugger serait soumis à des tests antidrogues réguliers. Ainsi, et afin de justifier sa décision, le juge a qualifié Young Thug de « menace pour la société » avec un risque important de fuite ou de menaces contres les témoins de cette affaire. Au cours de l’audience, un procureur a révélé que certains membres de YSL ont balancé leur patron et en l’incriminant de façon directe en affirmant qu’il faisait régner la terreur auprès des membres les moins performants à ses yeux : «Nous avons reçu des offres de membres de gangs pour témoigner contre M. Williams. Certains sont sur l'acte d'accusation, d'autres non. Ils ont formellement déclaré que M. Williams est dangereux, qu'ils ont peur de lui, que s'ils parlent, il les tuera ainsi que leur famille. Et ils ont été très clairs à ce sujet » a-t-il déclaré.
Le patron du label YSL restera donc derrière les barreaux jusqu’en janvier 2023, au minimum, avant que ne démarre son procès.